Numéro 2013_46

Comment un chaton trouvé a mis en danger tout un quartier

Fin septembre 2013. Une personne en vacances au Maroc trouve un chaton sur une plage. Elle consulte un vétérinaire à Casablanca pour pouvoir ramener l’animal en France. Vaccination contre 3 maladies félines mais pas contre la rage. Le vétérinaire rédige un certificat attestant que l’animal est indemne de maladie contagieuse.
13 octobre. Retour en France par avion. Pas de problème à la douane marocaine. Le chaton voyage en cabine dans un sac. Selon la propriétaire de l’animal, le personnel navigant remarque le chaton, se soucie de la nécessité d’un billet mais néglige le respect des règles d’importation d’un animal. A l’arrivée, la propriétaire passe la douane sans rien déclarer.
23 octobre. Le chaton s’enfuit du domicile de la propriétaire à Argenteuil.
24 octobre. Une famille de la même rue recueille l’animal mais le remet dehors en raison de sa grande nervosité.
25 octobre. Une autre famille le recueille et appelle une parente parce qu’elle sait placer les chats.
28 octobre. Décès du chat dans cette dernière famille. Appel du vétérinaire. Mise en alerte du dispositif départemental contre la rage et envoi de prélèvements à l’Institut Pasteur. Traitement antirabique immédiat des deux dernières familles en contact avec le chat.
31 octobre. Diagnostic de la rage confirmé pour le chat par l’Institut Pasteur. Déclenchement d’une enquête menée par la Préfecture du Val d’Oise, la Direction Départementale de la protection des Populations (DDPP), l’unité territoriale de l’ARS et la Mairie d’Argenteuil : porte-à-porte systématique à proximité de la zone où le chaton a été trouvé et exploitation des signalements parvenus à la cellule d’information du public mise en place à la préfecture. Reconstitution de l’origine du chaton et de son parcours en France. Mesures de limitation des mouvements des carnivores domestiques dans un rayon de 1 km autour de la rue où a été trouvé le chat. Villes impactées : Argenteuil et Bezons (92), Sartrouville (78). Arrêtés préfectoraux dans les Hauts-de-Seine et les Yvelines. Dans le quartier où a été trouvé le chaton enragé, surveillance très active des animaux en contact avec lui, des animaux des autres propriétaires et des animaux errants.
Au total, 15 personnes ont été traitées préventivement contre la rage parmi les 20 susceptibles d’avoir été exposées.
Grâce à la mobilisation du dispositif départemental, la rage semble avoir été stoppée : aucun autre cas animal n’a été détecté.
Source : Direction Départementale de la protection des Populations (DDPP) du Val d’Oise, 14 novembre 2013

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