Chikungunya. Chikitchikitchic aïe, aïe, aïe !
Cette maladie est provoquée par un virus transmis d’un humain à l’autre via deux espèces de moustiques, Aedes albopictus et Aedes aegypti. Quand ces moustiques piquent une personne déjà infectée par ce virus, ils l’ingèrent et le transmettent aux humains qu’ils piquent ensuite. La cohabitation de personnes infectées avec les moustiques transmetteurs provoque ainsi la propagation épidémique de la maladie
Après un délai d’incubation de 2 à 10 jours, l’infection humaine a des conséquences très variables :
- atteintes articulaires, souvent très invalidantes (mains, chevilles, pieds, genoux, hanches, épaules),
- maux de tête accompagnés de fièvre et de douleurs musculaires importantes,
- éruption sur la peau au niveau du tronc et des membres,
- conjonctivite (le blanc de l’œil devient rouge),
- inflammation d’un ou plusieurs ganglions au niveau du cou,
- parfois, saignements des gencives ou du nez.
Des atteintes neurologiques graves peuvent survenir, surtout chez les personnes âgées, les femmes enceintes, les nouveau-nés et les personnes immunodéprimées, mais la maladie est rarement mortelle. Pour lutter contre le « chik » : démoustication, protections anti-piqûres de moustique, vaccination.
Source : Institut Pasteur
Un clic vers Santé Publique France pour en savoir plus : https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-a-transmission-vectorielle/chikungunya/la-maladie/#tabs

Carte EpidMétéo de la semaine
Cyclone
Phénomène météorologique dû à des nuages gorgés d’eau tourbillonnant à très grande vitesse dans une zone où l’air est chaud (tropiques notamment).
Pendant les épidémies de chikungunya, l’arrivée d’un cyclone peut stopper la propagation de l’infection : en effet, les vents très violents emportent au loin les moustiques transmetteurs. Ainsi, faute de « moustique vecteur », le virus du chikungunya ne se transmet plus et l’épidémie s’arrête.
Les cyclones ont hélas une contrepartie : ils provoquent des pluies diluviennes. Après leur passage, il persiste un très grand nombre d’endroits où l’eau stagne : pots de fleurs, vieux pneus, boites de conserve et bouteilles jetées ou oubliées dans la nature, débris et objets abandonnés, cuvettes, grandes feuilles d’arbre, ornières, pierres creuses, petites mares, etc.
Ces innombrables réservoirs d’eau stagnante sont exactement ce dont les moustiques ont besoin pour pondre et se reproduire. Après un cyclone, les moustiques survivants peuvent se multiplier rapidement et déclencher une nouvelle épidémie.
Source : Open Rome