Numéro 2017_31

Conduire ou ne plus conduire, that is the question !

La maladie ou le vieillissement peuvent rendre inapte à la conduite automobile, mais cesser de conduire prive la personne concernée d’une partie de son autonomie, notamment en zone rurale ou rurbaine.
Décider de ne plus utiliser sa voiture est toujours une étape douloureuse à vivre et difficile à accepter.
La loi (arrêté du 18 décembre 2015) liste un certain nombre de maladies et d’états de santé incompatibles avec l’obtention ou le maintien du permis de conduire. Dans certains cas, un permis à durée limitée peut être délivré.

Toute personne qui enfreint cette loi et continue de conduire malgré un état de santé défaillant encourt deux ans d’emprisonnement et 4500 € d’amende si elle ne se soumet pas à un examen médical pratiqué par un médecin agréé, alors qu’elle est consciente ou avertie de son obligation de le faire. Dans tous les cas, sa responsabilité pécuniaire est importante en cas d’accident et la compagnie d’assurance peut refuser de la couvrir.

Les voiturettes sans permis ont la réputation usurpée d’être moins accidentogènes parce que plus petites et plus lentes. Il n’en est rien, les risques d’accidents sont bien réels et peuvent causer des dommages graves à son conducteur comme à autrui.

La décision de cesser de conduire ne peut être prise que par le conducteur lui-même, mais l’influence de ses proches, de ses amis et de ceux qui le soignent peuvent l’aider à accepter de renoncer à son automobile.

Source : Mourgues JM, Bissonnier C, Ordre des Médecins, juillet-août 2017

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